Mercredi 26 août 2009
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26
/08
/Août
/2009
11:03
Salam halekum,
Etant donné l'état de stress, je n'ai pas encore eu le temps de faire des clichés, ils viendront plus tard.
Je vais essayer d'être le plus chronologique possible afin de ne pas me perdre dans mes propos et de relater le plus de choses possible.
Mis à part une première chemise déchirée das le labirynthe ferré des entrailles de notre chère capitale, mon passage à Paris c'est passé pour le mieu. Merci François, tu es un bon hôte et un bon
guide.
Il est 14h15, je suis dans le terminal et je m'ennuie, l'avion décole à 16h30. Egyptair est une bonne compagnie, notre avion ne s'est pas écrasé et nous avons même eu du riz et des petits poids,
il faut bien rentabiliser le billet. Contrairement à ce que j'avais cru, le trajet de notre Goeland métallique ne traverse pas la mer Mediterranné, il file droit vers Venise puis longe la côte
avant de s'engoufrer dans la fournaise Egyptienne.
Ca y est, les lumières d'el Cairo apparaissent sous le Zinc, les point lumineux sont répartis en plusieurs groupes séparés par des plaines d'un noir d'encre, on dirait un Archipel où les Iles ne
serait que des villes. Enfin, nous arrivons au centre de la cité (15min de vol plus loin...), après avoir survolé les Pyramides que je n'ai pu voir à cause du manteau nocturne. Le fameux nuage de
pollution est là, mais celui de Paris n'a rien à lui envier contrairement à ce que l'on pourrai penser.
20h45, débarquement. Entrée dans l'aéroport du Caire qui pourrai très bien être ce lui de Calcutta ou de Washington. Errance. Contrôle grippe H1N1. Visa. Contrôle Visa. Errance. Contrôle billets.
Je m'arrête un peu sur ce contrôle, les agents du poste, illetrés et aussi polyglottes que mes chaussures, ne reconaissent pas nos billets. Mince, d'autant plus que les Egyptien ne badinent pas
avec la rigueur administrative. On reste ainsi 10 minutes pendant que les controleurs essayent de déchiffrer le billet et que la fille s'aggrandie derrière nous. Alain prend alors les choses en
main, ou devrais-je dire le billet en main, le retourne, passe le code-barre dans la boite infra-rouge prévue à cette effet, puis observe notre agent déconcerté mais souriant.
22h30, embarquement. Traversée d'environ 80cm pour faire un pas entre l'aéroport climatisé et la navette climatisée, entre les deux on peut compter environ 15° de plus. Dans l'avion pour
Sharm-el-Sheikh, j'ai presque froid.
23h30, débarquement. Il fait 7° de plus qu'au Caire (35°) et le vent ne sert à rien. L'aéroport est très moderne et très simple, le toit n'est qu'une immense toile de tente. On pénetre dans la
salle de reception des baggages, zut, ces derniers sont en train de sortir dans l'autre salle séparée par un mur en verre et une porte à digicode.
- excusez-nous monsieur l'agent mais nos sacs sont sortis de l'autre coté pouvez-vous ouvrir la porte?
- je ne suis pas du service baggage, désolé.
- so... what do we do?
L'employé hausse les épaule en guise de réponse. On est coincé derière cette muraille de verre, ebbetés, on regarde nos valises faire le tour sur un tapis roulant avec personne pour les
récupérer. Feignéants et pointilleux, Maman m'avais prévenue, mais ça surprend quand même.
Salam Aleikum,
Etant donné l'état de stress, je n'ai pas encore eu le temps de faire des clichés, ils viendront plus tard.
Je vais essayer d'être le plus chronologique possible afin de ne pas me perdre dans mes propos et de relater le plus de choses possible.
Mis à part une première chemise déchirée das le labirynthe ferré des entrailles de notre chère capitale, mon passage à Paris c'est passé pour le mieu. Merci
François, tu es un bon hôte et un bon guide.
Il est 14h15, je suis dans le terminal et je m'ennuie, l'avion décole à 16h30. Egyptair est une bonne compagnie, notre avion ne s'est pas écrasé et nous avons même
eu du riz et des petits poids, il faut bien rentabiliser le billet. Contrairement à ce que j'avais cru, le trajet de notre Goeland métallique ne traverse pas la mer Mediterranné, il file droit
vers Venise puis longe la côte avant de s'engoufrer dans la fournaise Egyptienne.
Ca y est, les lumières d'el Cairo apparaissent sous le Zinc, les point lumineux sont répartis en plusieurs groupes séparés par des plaines d'un noir d'encre, on
dirait un Archipel où les Iles ne serait que des villes. Enfin, nous arrivons au centre de la cité (15min de vol plus loin...), après avoir survolé les Pyramides que je n'ai pu voir à cause du
manteau nocturne. Le fameux nuage de pollution est là, mais celui de Paris n'a rien à lui envier contrairement à ce que l'on pourrai penser.
20h45, débarquement. Entrée dans l'aéroport du Caire qui pourrai très bien être ce lui de Calcutta ou de Washington. Errance. Contrôle grippe H1N1. Visa. Contrôle
Visa. Errance. Contrôle billets. Je m'arrête un peu sur ce contrôle, les agents du poste, illetrés et aussi polyglottes que mes chaussures, ne reconaissent pas nos billets. Mince, d'autant plus
que les Egyptien ne badinent pas avec la rigueur administrative. On reste ainsi 10 minutes pendant que les controleurs essayent de déchiffrer le billet et que la fille s'aggrandie derrière nous.
Alain prend alors les choses en main, ou devrais-je dire le billet en main, le retourne, passe le code-barre dans la boite infra-rouge prévue à cette effet, puis observe notre agent déconcerté
mais souriant.
22h30, embarquement. Traversée d'environ 80cm pour faire un pas entre l'aéroport climatisé et la navette climatisée, entre les deux on peut compter environ 15° de
plus. Dans l'avion pour Sharm-el-Sheikh, j'ai presque froid.
23h30, débarquement. Il fait 7° de plus qu'au Caire (35°) et le vent ne sert à rien. L'aéroport est très moderne et très simple, le toit n'est qu'une immense toile
de tente. On pénetre dans la salle de reception des baggages, zut, ces derniers sont en train de sortir dans l'autre salle séparée par un mur en verre et une porte à digicode.
- excusez-nous monsieur l'agent mais nos sacs sont sortis de l'autre coté pouvez-vous ouvrir la porte?
- je ne suis pas du service baggage, désolé.
- so... what do we do?
L'employé hausse les épaule en guise de réponse. On est coincé derière cette muraille de verre, ebbetés, on regarde nos valises faire le tour sur un tapis roulant
avec personne pour les récupérer. Feignéants et pointilleux, Maman m'avais prévenue, mais ça surprend quand même.
Les passagers de notre avions, patiens.
On est resté derière notre vitre 45 minutes à n'absolument rien faire avant qu'un agent nous ouvre.Il est applaudit avec entrain.
Dehors un Taxi nous attend, pour nous conduire à l'autre bout de la ville. "City of peace" comme l'indique le panneau devant l'aéroport. Ca roule vite. Ca roule
mal. Des motards sans casques zigzaguent à toute vitesse entre les véhicules. Un Bobcat avec une remorque où sont avachis 5 ou 6 personnes prend un nid de poule à 40 à l'heure. Les voyageurs
restent impassibles. Pour aller d'un quartier à un autre, les distances sont grandes, les taxis sont très utilisés; pour les plus démunis, des navettes vous emmènent n'importe où pour une
livre Egyptienne à condition dec supporter la conduite sportive avec un minibus.
On passe devant Nahama Bay, quartier de néons multicolores où personne ne parle Arabe. Entre deux superbes immeubles 5 étoiles se tient une construction
abandonnée depuis plusieurs années. Dommage. Plus loin, la route tourne autour d'un mont fait de roche et de sable. C'est un terrain bien plus jalonné qu'on ne le pense. Le mont Sinaï est
enneigé en Hiver à partir de 2000m. A ma droite, un centre commercial. En fait un lieu de blanchiment de la mafia selon le chauffeur. 200m plus loin je suis à l'hotel. Hotel quelconque peu
connu. Hors de question de porter nos baggages, Walid s'en charge. Walid, 1m65, 45kg, mes baggages et ceux d'Alain enmême temps en montant un escalier. Lui proposer de l'aide serait
injurieux. Juste une livre.
Dans ma chambre il fait 50, il faut attendre que la clim fasse effet. Je file sous la douche. Eau froide. Froide = 30°. Je me sèche. Je sue.
02h25, je vais me coucher car la température est devenue supportable, je n'ai toujours pas vu la mer.
Demain je vais visiter l'école et la ville.
Je suis heureux.
PREMIER JOUR.
DEUXIEME JOUR.
PREMIER JOUR.
Mon hotel, le matin à 08h30, 40°
La piscine de l'hotel
Ma salle de classe de CE1 (à noter que je ferais les maths d'une élève de
première)
La vue de la fenêtre de ma classe, c'est l'école Egyptienne et sa cour de récré, collée à notre école.
La route qui longe Sharm
Haddabah, le quartier résidentiel de Sharm, là ou j'habite et ou se trouve l'école. On est à la pointe du Sinaï
La côte, à 50m de mon appart
Je me suis un peu baladé dans Haddabah, dépaysement total. C'est sale, vide, sec. la chaleur est écrasante. L'expression "raser les murs" prend son sens
ici, on cherche le peu d'ombre qu'il y a au bord de la route. Les muezzins hurlent toute la journée, le soir près du métro (centre comercial) le culte se fait dehors, c'est très
impressionnant. On marche. Tous les taxis s'arrêtent pour nous. devant un bar le propriétaire fait sa prière. Le bar est fermé.
C'est le ramadan.
On ne travaille pas, on ne mange ni ne boit pas avant 8h (il faut même cracher sa salive pour ne pas l'avaler). On va boire un coup, il est 12h30, le
soleil est au Zénith. Si tu veux une bière, tu va te servir car le barman n'y touche pas. Alain s'offre un paquet de clopes : 5 livres (60 centimes).
Dans l'école, Mohamed le gardien doit s'occuper de l'entretient depuis Juillet. Rien est fait.
J'ai trouvé un appart dans Addabah, il est neuf. L'immeuble est posé comme ça sur un sol qui fait penser à une vieille carrière transformée en
dechetterie. J'ai deux chambres, un salon, une machine à laver, une clim, internet, la côte à 50m... 450€/mois
L'école est encore naissante, à nous de trouver des ateliers (musique pour moi, peinture pour Cachou et bracelets pour Daph?).
Les membres de l'association sont très riches, Dimanche, je vais diner sur un bateau en pleine mer, faire mon baptême de plongée. Le bateau est à
Briggeta, la vice-président de l'association. Pour un Français toutes les portes s'ouvrent.
Si tout va bien je m'installe dans mon appart Dimanche, j'aurrai internet, le contact avec le pays de la baguette devrait être plus simple.
Dans
le hall de l'immeuble, un chat Egyptien, immobile. Fascinant et angoissant.
Le supermarché le plus près de chez moi, ici les bouteilles d'eau sont signées Nestlé. Ce
n'est pas de l'eau minérale, c'est simplement de l'eau traitée. C'est-à-dire qu'ils remplissent des bouteilles avec l'eau du robinet en France, puis les importent en Egypte.Même dans
les hotêl, l'eau n'est pas potable.
Le rez-de-chaussée de l'école. Sous la toile, le préau.
Les cours commencent à 08h et finissent à 14h, 20minutes pour le déjeuner. Mais cela devrait changer.
Francaise, l'école
La chaleur pèse, ce sont les mois les plus humides de l'année. On croirait porter le soleil sur les épaules. Quatre douches par jour. Minimum. L'astre de
lumière se couche à une vitesse impressionante, et à 18h il disparaît derrière les Montagnes. C'est la fin de la journée, et donc du régime quotidien imposé par Allah. Le peuple
se réveille, les boutiques ouvrent. Les patrons distribuent des vivres aux ouvriers qui ont travaillé toute la journée en pleine fournaise sans une goutte
d'eau.
Les chantiers. Le temps de l'art du batiment Egyptien est révolu, les
échafaudages sont de simples planches de bois posées sur les murs non finis. Le sens de la verticale à du disparaître avec les pyramides, certaines palissades sont plus penchées
que la tour de pise. Les constructions abandonnées sur le bord de la route ne sont pas dues à un manque de moyen, ce sont des chantiers arretés car il y avait des erreurs de
construction (trop dangereux). La main d'oeuvre dort sur place. Une planche de bois comme matela et une bouteille comme oreiller.
Le mur de béton au second part vers la gauche
Un cycliste nous frôle. On ne voit pas le coupable. Caché par un cageot de 1m50 de haut sur son porte baggage. Il jette une bouteille en
plastique au pied d'un palmier. C'est sale. Canettes, sac en plastique et bouteilles jonchent le sol arride à perte de vue. Le vent arrive du Sud, il emporte alors les décombres
dans le désert et les Montagnes. Les chameaux bouffent les sacs. Les chameaux meurent. Aux pieds de certaines colines, de la neige. Non, plutôt des emballages.
"la vertu des Egyptiens est d'en avoir aucune", Alaa Al Aswany.
Faux. Je n'ai pas encore vu le moindre
individu qui n'était pas armé de son plus beau sourire. Un sourire franc. Une franchise sincère. Comme lorsqu'ils te demandent ton prénom, te disent qu'ils sont contents que tu
sois là, que tu peux venir les voir quand tu veux. Tu sers la main, il met la sienne sur son coeur, te regarde dans les yeux: "Salam". Ca met du beaume au coeur. Bref, plus sympas
y'a pas.
Il fait le tour des hôtels de Sharm avec son lance-fumée pour tuer
les moustiques. Ou les hommes si tu marches derrière lui.
Ce matin, le
gouvernement Egyptien à décreté que la rentrée des classes ne se feraient plus pendant le ramadan. Toute rentrée prématurée doit être assumée par la direction. Ca commence bien.
Je gagne une semaine de vacances supplémentaire. Ou plus en fonction du choix de la direction.
Il est 19h,
l'heure de sortir profiter de la bonne humeur des travailleurs qui vont faire la fête jusqu'a pas d'heure.
A cette heure, dans les hotels la House tourne à fond. Même s'il n'y a
qu'une personne au bar.
Je suis passé à Old market, le vrai Souk de Sharm. Haddabah est
surement le quartier le plus authentique de la ville. Elle est loin la station balnéaire.
Je n'ai pas pris beaucoup de photos à old market. Tu sors un appareil,
ils viennent tous te voir. Touriste. C'est un lieu indescriptible, il faut y être pour comprendre.Les odeurs, les bruits, les lumières.
L'entrée de Old market
Old market
DEUXIEME JOUR.
Bon, bien
réfléchi je ne pense pas donner des news tous les jours. Certains risquent de se répéter.
J'ai passé l'essentiel de ma
journée à l'école, feilleter les cours du CNED pour prévisualiser au mieu l'année. Finalement je ne suis pas sûr d'avoir un CE1 car il manque encore un professeur pour une
classe de CE2/CM1/CM2... Je devrai être fixé la semaine prochaine. J'organiserai peut-être des activités périscolaires de musique (si je trouve une guitare), et je serai
également le prof de maths d'une élève de 1èreL. L'année s'annonce bien.
J'ai mon appart mardi matin, le 1er Septembre. Un quartier très propre:
Ce n'est pas partout comme ça mais c'est fréquent. Je voulais faire une comparaison avec l'endroit où j'ai passé la soirée, mais je n'ai pas
osé prendre de photos. Plus tard quand je serais plus à l'aise.
Sur la plage, des cabanons, des tables dressées, un buffet immense en libre-service, de la musique trop forte. A peine arrivé, un Allemand
nous fourre dans les poches pleins de tickets de consommation pour le bar. C'est son anniversaire. C'est le mari de Brigitta, la vice présidente de l'association de parents
d'élèves, celle qui nous a invité à la soirée.
A part les noirs et les asiatiques, l'ensemble de la planète y est représentée, on parle toute les langues. Etre quadrilingue est monnaie
courante. Ahmed, comme beaucoup d'autres, est moniteur de plongée, je risque de faire plus que juste un baptême.
On boit des bières. On dine. On discute avec un groupe Franco-germano-egyptio-anglo-russe. Ma tête tourne. On rentre.
Comparé à hier soir, c'était l'extrême opposé.
TROISIEME JOUR ET SUIVANTS.
Les deux jours qui ont suivi n'ont pas été suffisament particuliers pour que quiconque y porte un
interêt quel qu'il soit. On a acceuilli une nouvelle enseignante, Marie-Claire. Energique et motivée. Une belle équipe. Par conséquent une belle année. On lui a fait
découvrir la ville, l'école. Le reste se limite à des besoins administratifs de l'école (passeports), des propriétaires (déposits). Ainsi que quelques moments d'inactivité
durant les heures chaudes je dois l'avouer.
Dimanche, j'ai passé la journée sur le bateau de Brigitta avec ma nouvelle collègue (Marie-Claire
pour ceux qui ne suivent pas). Le navire était petit. Pas plus de 15m de long. L'eau était sale. Toute bleue comme si quelqu'un y avait versé du canard WC. Froide. 28°
maximum. Et cerise sur le gateau, on a eu un temps horrible. Je laisse votre imagination travailler, mais pour les flemmards j'ai tout de même pris quelques clichés.
Semaine de Noël (22 - 27 Décembre)
Après cette longue période d'inactivité, voici quelques photos résument au mieux la semaine chargée que nous avons passé pour les fêtes en compagnie de Môman et Daphnouille. Voici tout de même l'emploi du temps:
- Mardi 22. Ascension du Mont Moïse dans la nuit du lundi au mardi (5h après leur arrivée à l'aéroport) pour admirer le lever du soleil. Puis descente avec visite du monastère St Catherine.
- Mercredi 23. Visite de Luxor dont la vallée des Rois, le temple d'Hatchepsout, le temple de Karnak, puis une balade sur le Nil avec une pose sur l'ile aux bananes...
- Jeudi 24. C'est Noël, alors on glande à Hadaba. Plage, cadeaux puis diner.
- Vendredi 25. Grosse journée avec la visite du site de Pétra en Jordanie (18h de voyage pour 3h de visite). Grandiose.
- Samedi 26. Journée repos au calme à Dahab.
- Dimanche 27. Bateau toute la journée avec Brigitta sur la mer Rouge. Deux plongée pour Cachou et moi.
Mont Moïse & St Catherine:






Luxor














Le jour de Noël à Hadaba






La Jordanie et le site de Pétra







Dahab





Dernier jour, on profite du bateau. (On a vu sous l'eau un requin à pointe Blanche!!!)











Notre petit ferry
Il y a de beaux bateaux dans le port de Naama Bay
La plage en face de laquelle nous avons plongé
Non, nous n'étions pas dans une piscine
On voit beaucoup de petites plages privées sur la côte
Voila une semaine que vous êtes sans nouvelles et les critiques se font fréquentes. Je ne vais pas
non plus écrire pour écrire. En effet la routine s'est peu à peu installée, laissant par conséquent moins de place à l'emerveillement perpétuel qui était le mien ses
derniers jours.
Je suis enfin chez moi. A voir comment sont la pluspart des appartements, je me rend compte que je vis
dans un vrai petit nid d'amour. 2 chambres qui donnent sur le jardin, un salon avec clic-clac, une cuisine avec bar et une salle de bain nikel-chrome. Bien que la
climatisation fasse le bruit d'un A380 j'arrive à trouver le sommeil sans trop de difficultés. Et s'est d'autant mieux que les journées sont très épuisantes. Je parle
Anglais toute la journée, les 500m pour aller à l'école suffisent à faire s'évaporer le peu d'énergie que j'ai le matin. Quant à l'arabe, je ne suis pas près de le
parler, c'est 50€ l'heure de cours... le polyglottisme attendra.
La rentrée des classes s'est déroulée Dimanche, malgré le stress du premier jour ça s'est bien passé.
J'ai 8 élèves qui m'appellent tous Monsieur Grégoire. Bon. On fera avec. Tout le programme est régit par le CNED, après une première prise en main cela rend les cours
facilent à gérer. Cependant pour la musique et l'art plastique je ne vous raconte pas. Les chansons sont déja choisies, et les élèves doivent s'enregistrer
individuellement sur une cassette avant de l'envoyer en France pour les évaluations... malédiction, moi qui croyait pouvoir animer la classe avec ma guitare et Charles
Aznavour. Enfin, l'école bouge beucoup, surtout au niveau de l'association des parents d'élèves, car la trésorerie est loin d'être au point. Mais pour moi, tout va au
poil. Je n'attends plus que Cachou et peut être Vincent à partir du mois de Janvier.
Bon baisers d'Egypte.
Chers lecteurs, je sens naître en vous une frustration qui s'accroît de jour en jour face à mon absence de nouvelles. Je
vais tacher de rectifier le tir bien que je ne puisse me porter garant pour l'année à venir.
Les cours ont à peine commencé et la fermeture de l'école a déjà lieu. Pour dix jours en raison de la
grippe H1N1 ( porc + Allah = pas bon ménage). Des cours par correspondance ont été mis en place pour que les élèves puissent continuer le programme. Ainsi, l'école
ouvre à nouveau ses portes samedi 3 octobre, et le dimanche nous commençons les évaluations. On ne chaume pas chez nous. Tout va pour le mieux à l'école, aussi bien
avec les profs qu'avec les enfants. J'ai pris le pli.
Charlotte est arrivée Vendredi soir. Deux heures de retard, le même problème avec les bagages que pour
moi ainsi qu'une vulgaire fouille de son sac ont achevé son voyage jusqu'au pays des rêves. Mais bon, je suis heureux qu'elle soit là, c'est vite oublié. On
rentre à l'appartement. Trois heures de sommeil. Levé 7h30. A 9h on navigue à nouveau sur le bateau de Brigitta. On jette l'ancre dans un endroit démentiel. Toute la
palette des différents bleus visibles à l'oeil nu est représentée. On a peur de tuer trois ou quatre poissons rien qu'en sautant dans l'eau. Au milieu de la mer le sol
remonte, et il n'y à plus qu'un mètre de fond sur une immense zone. Une épave gigantesque rongée par la rouille et l'eau de mer gît là, le flanc couché sur celle île
sous marine qui est sans doute la cause de sa chute. Le spectacle est ahurissant. Bien évidement, on mange à bord. Fameux. Après le repas, alors qu'elle n'est
pas arrivée depuis douze heures, Cachou va faire joujou à 20 mètres de profondeur avec Brigitta pendant 40 minutes. Elle n'a pas plongé depuis un an et demi. Petit
stress. Trois quarts d'heure plus tard, elle remonte saine et sauve. Ébahie. Elle a vu un poisson roche magnifique et une raie manta immense (sans oublier les millions
de poissons de toute taille, de toute couleur, tous plus beaux les uns que les autres).
Retour à la maison, le soir on déguste avec Marie-Claire et Alain ma seule spécialité, rôti de boeuf,
pommes de terre sautées et fondue de poireaux. On ouvre un bouteille de Pessac-Léognan que Cachou a ramené de Nantes. Minuit, fin de la journée.
Le lendemain je travaille, mais à 15h on est dans l'eau, à dix minutes à pied de chez moi, observant le
snobisme exaspérant de ses poissons de luxe qui remuent leurs fesses à 2 cm de nos masques. Mais bon, on supporte.
17h30, le soleil s'est couché derrière le Sinaï dont les montagnes arides viennent tremper leurs pieds
dans cette eau salée. Le contraste est saisissant. Mais la nuit tombe vite. On rentre. On va goûter les cocktails du Champion's Pub à coté de chez moi. Pas mauvais. On
en reprend.
Le jour suivant lui ressemble, comme beaucoup d'autres à venir je pense. Cependant je suis allé dîner à
Naama bay avec Cachou, c'était la première fois que j'y mettais les pieds. Quand on marche dans les rues on se croirait à La baule le 15 Août, mais en Égypte. Les
boutiques ne sont pas les mêmes, les restaurants se spécialisent dans les produits de la mer mais leurs poissons semblent d'une fraîcheur peu recommandable. Beaucoup
de danseurs. Mc Do. Burger King. Pizza hut. Ouf! Je vais pouvoir survivre. Au fur et à mesure que l'on s'approche de la plage, l'ambiance bobo-internationalo-estivale
cède sa place à un décor paradisiaque au bord de la mer Rouge. Seulement, beaucoup de lieux appartiennent aux hôtels (plages privées, restos privés...). Finalement on
opte pour un restaurant avec une carte classique où je peux dévorer un filet de boeuf pour 10 euros. Notre table ainsi que les chaises sont à l'ombre d'un palmier nous
protégeant de l'intensité du rayonnement lunaire. Nous sommes installés sur un tapis étendu sur le sable fin, à dix mètres de la mer. Un chanteur reprend quelques
chansons kitsch pendant notre repas, des couples viennent danser. La fatigue se fait sentir, on rentre. J'irais au Pacha une autre fois.
Dans peu de temps, je risque d'aller dîner Bédouin après une ballade en dromadaire dans le Sinaï. Je dois
aussi aller à Dahab, il paraît que c'est magnifique. J'ai également l'intention d'aller au Caire prochainement.
Je pense fort à vous tous, et j'espère vous voir bientôt.
NB: J'oublie souvent mon appareil photo, donc je m'excuse de ne pouvoir agrémenter mon texte de nombreux clichés.
D'autant plus que ce week-end en valait vraiment la chandelle.
J'aimerai également que vous m'envoyiez des cadeaux pour mon anniversaire, je suis un peu
malheureux.
Semaine de Noël (22 - 27 Décembre)
Après cette longue période d'inactivité, voici quelques photos résument au mieux la semaine chargée que nous avons passé pour les fêtes en compagnie de Môman et Daphnouille. Voici tout de même l'emploi du temps:
- Mardi 22. Ascension du Mont Moïse dans la nuit du lundi au mardi (5h après leur arrivée à l'aéroport) pour admirer le lever du soleil. Puis descente avec visite du monastère St Catherine.
- Mercredi 23. Visite de Luxor dont la vallée des Rois, le temple d'Hatchepsout, le temple de Karnak, puis une balade sur le Nil avec une pose sur l'ile aux bananes...
- Jeudi 24. C'est Noël, alors on glande à Hadaba. Plage, cadeaux puis diner.
- Vendredi 25. Grosse journée avec la visite du site de Pétra en Jordanie (18h de voyage pour 3h de visite). Grandiose.
- Samedi 26. Journée repos au calme à Dahab.
- Dimanche 27. Bateau toute la journée avec Brigitta sur la mer Rouge. Deux plongée pour Cachou et moi.
Mont Moïse & St Catherine:
Luxor
Le jour de Noël à Hadaba
La Jordanie et le site de Pétra
Dahab
Dernier jour, on profite du bateau. (On a vu sous l'eau un requin à pointe Blanche!!!)